Indice de masse corporelle à partir de la taille et du poids.
L'indice de masse corporelle est l'outil de dépistage le plus répandu pour estimer, en quelques secondes, si votre corpulence se situe dans une zone considérée comme saine par l'Organisation mondiale de la santé. On l'utilise lors d'une visite chez le médecin généraliste, à l'embauche pour certains métiers physiques, dans les bilans d'assurance-vie, ou simplement pour faire un point personnel après un changement d'alimentation ou un arrêt prolongé d'activité physique. L'IMC ne pose pas un diagnostic, il ouvre une conversation : il signale qu'une mesure complémentaire (tour de taille, bilan sanguin, composition corporelle) pourrait être pertinente. Son grand intérêt tient à sa simplicité : deux chiffres, une formule, un repère international. Vous obtenez en retour une catégorie standardisée qui permet de se comparer à la population générale et de suivre l'évolution de votre propre corpulence dans le temps, indépendamment des fluctuations quotidiennes du poids.
L'IMC se calcule très simplement à partir de la taille et du poids :
IMC = poids (kg) / taille (m)²
où : - poids est exprimé en kilogrammes, mesuré idéalement à jeun le matin. - taille est exprimée en mètres (1,75 m, pas 175 cm). - le résultat est un nombre sans unité, généralement entre 15 et 40.
Les seuils OMS pour adultes de 18 à 65 ans sont les suivants : moins de 18,5 indique une maigreur ; entre 18,5 et 24,9, une corpulence normale ; entre 25 et 29,9, un surpoids ; au-delà de 30, une obésité, sous-divisée en classes I (30-34,9), II (35-39,9) et III (≥ 40, dite morbide). Ces seuils sont issus d'études épidémiologiques sur populations occidentales et corrèlent l'IMC à la mortalité toutes causes confondues.
Deux champs à régler dans Inputs :
Results affiche trois éléments : l'IMC chiffré arrondi à une décimale, la catégorie OMS correspondante (maigreur / normal / surpoids / obésité), et le poids cible théorique pour atteindre un IMC de 22 (le centre de la zone normale) à votre taille actuelle.
Prenons un homme de 1,75 m pesant 75 kg. La taille au carré vaut 1,75 × 1,75 = 3,0625 m². L'IMC est donc 75 / 3,0625 ≈ 24,5. Ce résultat tombe dans la zone normale (18,5-24,9), proche du seuil supérieur du surpoids. Pour atteindre un IMC pile à 22, il faudrait peser 22 × 3,0625 ≈ 67,4 kg, soit 7,6 kg de moins.
Deuxième cas : une femme de 1,62 m pesant 58 kg. Taille au carré : 1,62² ≈ 2,6244. IMC : 58 / 2,6244 ≈ 22,1, en plein milieu de la zone normale. Aucune action particulière à entreprendre. Troisième cas : un homme de 1,80 m pesant 95 kg. IMC : 95 / 3,24 ≈ 29,3, en surpoids avancé, presque obèse. La perte de 6 kg le ferait redescendre sous le seuil des 27, plus confortable pour les articulations et le cœur.
L'IMC a de vraies limites qu'il faut connaître avant d'en tirer des conclusions hâtives. Premièrement, il ne distingue pas la masse musculaire de la masse grasse : un rugbyman de 95 kg pour 1,80 m est classé « obèse » alors qu'il a 12 % de masse grasse, et un cadre sédentaire à 80 kg peut être « normal » avec 30 % de gras. Deuxièmement, les seuils OMS sont calibrés sur populations européennes ; pour les populations asiatiques, le surpoids commence dès 23 et l'obésité dès 27,5 selon des recommandations spécifiques. Troisièmement, l'IMC ne s'applique ni aux enfants (on utilise des courbes de corpulence par âge et sexe), ni aux femmes enceintes, ni aux personnes très âgées chez qui un léger surpoids est protecteur. Quatrièmement, il ne dit rien de la répartition de la graisse : la graisse abdominale est métaboliquement plus dangereuse que la graisse périphérique. Cinquièmement, il ne tient pas compte de l'ossature ni de l'âge.
La formule, dite « formule de Quetelet », date de 1835 mais n'a été renommée Body Mass Index qu'en 1972 par le physiologiste Ancel Keys. Des indicateurs complémentaires existent : le rapport tour de taille / tour de hanches (idéalement < 0,9 chez l'homme et < 0,85 chez la femme), le tour de taille seul (< 94 cm chez l'homme, < 80 cm chez la femme), l'ABSI (A Body Shape Index) qui pondère le tour de taille par la taille et l'IMC, ou encore l'impédancemétrie qui mesure directement la masse grasse. Aux États-Unis, le CDC publie ses propres tranches en livres et pouces, mathématiquement équivalentes à condition de multiplier par 703. En médecine sportive, on lui préfère souvent le pourcentage de masse grasse mesuré par pli cutané ou DEXA scan.